Lors du 4e forum ZVEI DPP4.0 qui s’est tenu à Francfort le 29 janvier 2026, une belle idée a été présentée : la plaque signalétique numérique, associée à l’Asset Administration Shell (AAS), permettrait de « remplir automatiquement » le passeport numérique du produit (DPP). C’est une bonne nouvelle, car cela signifie qu’une grande partie du travail est en réalité déjà accomplie. Quiconque gère un sous-modèle AAS « Plaque signalétique numérique » dispose déjà d’informations clairement structurées concernant le nom du fabricant et la désignation du produit, le numéro de série, la date de production, la référence, les données techniques de base, les certifications et les déclarations de conformité - exactement ce dont un DPP a besoin au final. Il s’agit là d’un travail concret et précieux, que la plupart des acteurs du secteur n’ont pas encore accompli. Si vous en êtes déjà là : félicitations, vous avez déjà fait la moitié du chemin.
Le terme « automatique » est ici utilisé de manière un peu optimiste, mais sans aucune malhonnêteté. Les données structurées du sous-modèle constituent la base indispensable à un DPP. Il reste encore quelques étapes à franchir avant d’aboutir à un passeport publié, accepté par une autorité et que le consommateur peut scanner. La bonne nouvelle : il y en a exactement six, elles sont faciles à appréhender, et chacune correspond à une norme européenne. Voici la liste de contrôle.
Aperçu des normes
Pour que vous sachiez à quoi vous en tenir : Le système DPP du CEN/CLC JTC 24 se compose de huit normes européennes, dont l’EN 18219 (identifiants), l’EN 18220 (supports de données), l’EN 18239 (droits d’accès), EN 18223 (modèle de données), EN 18221 (stockage) et EN 18246 (authentification). Vous n’avez pas besoin de les connaître par cœur : la liste de contrôle ci-dessous vous indique celles qui ne sont pas couvertes par un sous-modèle AAS seul.
Les six étapes
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Imprimer le support de données et l’identifiant. Votre produit a besoin d’un code QR scannable qui mène réellement au passeport. L’ID-Link IEC 61406 utilisé par l’AAS est homologué à cet effet (EN 18219), tout comme le GS1 Digital Link. Mais « homologué » ne signifie pas encore « imprimé » : le code doit figurer sur le produit physique.
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Ajouter une signature vérifiable. Une signature cryptographique garantit qu’une autorité ou un contrôleur puisse vérifier le passeport de manière indépendante, au lieu de se contenter de vous croire sur parole (EN 18246). Cela ne découle pas automatiquement du sous-modèle, mais ne doit être configuré qu’une seule fois.
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Échelonner les droits d’accès. Les consommateurs, les partenaires autorisés et les autorités doivent avoir des niveaux d’accès différents (EN 18239). AAS laisse cette tâche au système environnant - quelqu’un doit définir ces niveaux une seule fois.
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Enregistrer dans le registre de l’UE. Dès que l’obligation s’applique à votre produit, enregistrez le passeport auprès du registre de l’UE. Il s’agit d’une étape unique et externe.
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Rendre le contenu lisible par l’homme. AAS communique de machine à machine. La personne qui scanne le code QR souhaite obtenir un passeport lisible, pas un simple ensemble de données brutes. Un moteur de rendu tel que Transpareo Time Machine s’en charge précisément.
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Conserver à long terme. Le passeport doit survivre à la vente pendant des années (EN 18221). Une fois mis en place, la conservation se poursuit automatiquement.
Comment Transpareo vous facilite la tâche
Transpareo se charge précisément des étapes 2 à 6 pour vous, sans que vous ayez à gérer quoi que ce soit en double. Votre sous-modèle AAS reste tel quel, les données sont transférées une seule fois, et Transpareo en fait le passeport fini, signé et prêt à être enregistré. Concrètement, Transpareo signe chaque version, la rend via la « Transpareo Time Machine » open source (GPLv3) et la conserve inaltérable pendant dix ans. Nous expliquons comment cette sémantique ouverte prend forme dans notre article sur EN 18223, et comment l’AAS et le DPP s’articulent fondamentalement dans notre premier article sur l’AAS.
La bonne nouvelle pour finir
Structurez vos données une seule fois de manière rigoureuse dans l’AAS, et un bon partenaire de la couche de sortie fera du reste une simple routine plutôt qu’un travail manuel. C’est là la véritable valeur du terme « automatique » : non pas qu’il n’y ait plus rien à faire, mais que le reste devienne simple.
